Au Bénin, le viol, l’agression sexuelle, le harcèlement sexuel, le chantage ou encore la pression pour obtenir des faveurs sexuelles sont des actes qui ne sauraient être considérés comme de simples comportements déplacés. Ils constituent des violences sexuelles et portent atteinte à la liberté, à la dignité ainsi qu’à l’intégrité physique et morale des victimes.
Exiger des faveurs sexuelles en échange d’une promotion professionnelle, imposer un acte ou un comportement sexuel par la menace, la pression ou le chantage sont également des formes de violences sexuelles. Lorsqu’elles sont commises contre une femme ou une fille en raison de son sexe ou dans un contexte de rapports de pouvoir liés au genre, elles peuvent être considérées comme des violences basées sur le genre (VBG).
Un cadre légal pour réprimer ces actes
Ces actes sont encadrés et réprimés par la loi, notamment la loi n° 2011-26 du 9 janvier 2011 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, en particulier ses articles 3 et 30.
Dans une démarche de sensibilisation, l’Institut national de la femme (INF) rappelle qu’aucune violence sexuelle ne doit être banalisée, minimisée ou justifiée.
L’INF au service des victimes
Conformément à ses statuts, l’INF mène des actions de sensibilisation, de prévention et de lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux filles. L’institution accueille et écoute les victimes, évalue leurs besoins, les accompagne et, si nécessaire, les oriente vers les services compétents.
Face à une situation de violence sexuelle, l’INF invite les victimes et les témoins à briser le silence et à signaler les faits afin de permettre une prise en charge appropriée.
Les personnes victimes ou témoins de violences sexuelles faites aux femmes et aux filles peuvent contacter l’INF au 114, appel gratuit, ou via WhatsApp au 01 51 07 88 88.
François d’Assise BATCHOLA



