(Qui protège les pervers sexuels qu’elle a dénoncés ?)
Difficile aujourd’hui de parler d’Angela Kpeidja, de la cause qu’elle a toujours défendue et de ses déboires. Elle a merdé. Mieux, la connerie qu’elle a faite au sujet de sa position dans cette affaire de coup d’État, heureusement déjoué le 07 décembre dernier, suffit à la faire détester de tout le Bénin. Elle n’aurait pas dû. Mais comme on fait son lit, on se couche.
Une évidence qui s’impose aussi à tous les autres qu’elle n’avait de cesse de dénoncer pour les mêmes objectifs qui ont conduit à l’institution de l’INF. Kpeidja, certainement, à un moment donné, en a dit plus qu’il n’en était. Mais tout n’était pas faux. Il y a eu des vérités qui devraient aboutir à des sanctions.
En réplique à certains propos tenus sur la chaîne TVC, l’expatriée volontaire a joint, en soutien à son texte, des captures d’écran dont devrait s’autosaisir la justice afin de creuser davantage ces dénonciations. Le fait de juger une affaire sur la forme, au regard des textes en vigueur, ne devrait pas faire oublier la nécessité d’aller en profondeur.
Dans cette affaire, soit dit en passant, non élucidée, qui sont les victimes et qui sont les coupables ? Une interrogation capitale qui réclame justice.
L’Institut national de la femme n’a pas été créé pour servir d’administration afin de donner du boulot à la femme béninoise, mais plutôt pour la protéger. S’il y reste encore une seule victime, ses cris doivent être pris en compte.
Détestons Angela Kpeidja pour ce qu’elle est devenue, mais penchons-nous un peu sur les objectifs de son combat, et ce serait justice.
À suivre.
Aboubakar TAKOU



