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Société

Pont de Djonou : la pelle amphibie rouvre la voie à Abomey-Calavi

Dans la zone du pont de Djonou, à Abomey-Calavi, une pelle amphibie a été déployée pour curer et désengorger les voies d’eau bloquées, avec un double objectif : accélérer l’écoulement des crues et rétablir la circulation routière.

Une zone stratégique paralysée par les eaux
Le pont de Djonou constitue un point de passage incontournable pour des milliers d’usagers qui relient chaque jour Abomey-Calavi aux quartiers voisins. Avec la montée des eaux de ces derniers jours, les voies d’écoulement situées autour de l’ouvrage se sont progressivement obstruées, provoquant un ralentissement, puis un blocage quasi total de la circulation aux heures de pointe.
Pour les riverains comme pour les automobilistes, motocyclistes et commerçants qui empruntent quotidiennement cet axe, la situation devenait intenable, avec des détours parfois longs de plusieurs kilomètres pour contourner la zone impraticable.

Un engin spécialisé pour une mission inédite
C’est dans ce contexte que les autorités ont fait le choix de mobiliser une pelle amphibie, engin spécialisé capable d’opérer directement en milieu aquatique et marécageux, là où les engins de terrassement classiques ne peuvent intervenir. Positionnée au niveau du pont, la machine a entamé des travaux de curage et de creusement stratégiques, afin de libérer les voies d’eau bloquées et de permettre un écoulement plus rapide des crues vers leur exutoire naturel.
Ce choix technique traduit une volonté d’agir à la racine du problème plutôt que de se limiter à une gestion superficielle des symptômes. En dégageant les canaux naturels d’évacuation, l’intervention vise non seulement à résoudre la situation actuelle, mais aussi à réduire la vulnérabilité de la zone face aux prochains épisodes pluvieux.
« Depuis des années, on nous disait que rien ne pouvait se faire sur cette zone marécageuse. Voir une machine capable de travailler dans l’eau elle-même, c’est du jamais-vu ici », observe un riverain du pont de Djonou.

Le retour progressif de la mobilité, une priorité assumée
Au-delà de l’aspect technique, cette opération répond directement à une préoccupation très concrète des populations : pouvoir circuler en sécurité pour se rendre au travail, à l’école ou au marché. Une route bloquée n’est jamais un simple désagrément logistique ; elle pèse sur les activités économiques, sur l’accès aux soins et sur la vie quotidienne de familles entières, souvent parmi les moins équipées pour absorber ce type de perturbation.
« Avant l’intervention, on perdait facilement une heure, parfois plus, pour un trajet qui prend d’habitude quinze minutes. Aujourd’hui, on sent que ça circule mieux », témoigne une commerçante qui traverse quotidiennement le pont pour rejoindre le marché.
En ciblant un point aussi sensible que le pont de Djonou, les autorités envoient un signal clair : les axes de mobilité utilisés par le plus grand nombre, notamment par les usagers les plus modestes qui n’ont pas toujours d’alternative de déplacement, figurent parmi les priorités absolues de la réponse aux inondations. Les travaux de curage se poursuivent, avec l’objectif affiché de sécuriser durablement l’écoulement des eaux dans ce secteur avant l’intensification prévisible des prochaines pluies.

WM

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