Les Béninois ne sont pas très intelligents lorsqu’il s’agit de chercher de l’argent frais. Car Il suffirait aujourd’hui à n’importe quel charlatan de glisser dans la tête des Béninois et du monde entier, qu’il est le ‘’Bokonon’’ du tout nouveau sénateur Paul Hounkpè pour se faire des centaines de millions.
Qui ne voudrait pas avoir le destin du président Hounkpè ? Insignifiant en termes de poids politique, mais veinard comme ce n’est pas permis pour profiter des fruits de l’entreprise politique.
C’est très difficilement qu’il a pu se faire élire à l’époque, maire de sa localité avec l’aide d’autres personnes. Pour irriter Mathurin Nago, qui voulait la jouer trop intellectuel avec Yayi et contre son troisième mandat, le génie politique de Tchaourou le nomme ministre dans son gouvernement. Il y boit son lait, tripote la fermière dans le lit même de la maison FCBE. À la Rupture avec son mentor, le même Yayi, il hérite même de la ferme tout entière, le parti FCBE. Et c’est avec cet héritage qu’il affronte affectueusement les présidents Talon et Wadagni respectivement en 2021 et 2026. Puis il démissionne du parti juste après la proclamation de la victoire de son adversaire. Tout le monde pensait qu’il était fini et qu’il se contenterait des dizaines de millions qu’il a gardés, en bon écureuil, en jachère quelque part sous sa mâchoire.
Mais c’était mal connaître le veinard et son destin. Il est aujourd’hui sénateur. Aucune obligation intellectuelle. Il y vivra de sa baraka comme d’habitude. Cinq ans minimum au beurre.
Des Nigérians le pistent depuis des semaines pour connaître son féticheur. Même le téléphone de notre sorcier national, le professeur Mahougnon Kakpo, est suivi pour voir s’il en est pour quelque chose dans ce bonheur éternel de l’homme le plus chanceux de l’écosystème politique béninois.
Aboubakar TAKOU



