(Le garçon de 3 ans a même fêté son anniversaire hier dimanche)
Cela faisait donc plus de trois ans que notre député refusait de se soumettre à ce test d’ADN, obligeant sa « femme » à donner son propre nom de famille à l’enfant. Trois ans de souffrance. Des mois à attendre que l’INF prenne connaissance du dossier.
Malheureusement pour elle, un esprit malin, certainement de connivence avec le député, avait déjà réussi à soutirer la plainte des couloirs de l’Institut National de la Femme (INF). En effet, la pauvre dame, dans sa vaine tentative de faire entendre raison au député, l’avait menacé de déposer une plainte au niveau de cet institut. Le député l’attendait donc sournoisement là-bas, fort de ses bras ministériels longs comme Cotonou-Kétou. Suivez bien notre regard.
Mais notre alerte aura eu le mérite d’attirer l’attention du chef de l’État et de la présidente de l’INF. Maître Huguette Bokpè Gnacadja n’a pas perdu une seule minute et, aujourd’hui, la justice a été saisie. L’INF a mis à la disposition de la victime ses meilleurs avocats.
Reste maintenant l’éventualité de la lenteur artificielle que l’on colle souvent aux dossiers des « grands ». Nous rappelons simplement aux fonctionnaires de notre justice que le chef de l’État a bien précisé que c’est des personnalités, en l’occurrence les honorables députés, qu’il attend le bon exemple dans la République. Et comme on fait son lit, on se couche.
Nous serons à l’affût, rassurez-vous. Plus aucune feuille, même volante, de ce dossier n’échappera à la cellule d’enquête de votre groupe de presse. Le paiement d’enrôlement du dossier a même été effectué sous le récépissé n° 2602419 – 026G vendredi 31 juillet. Il n’y a aucune inquiétude au niveau des services du professeur Lalèyè pour le test d’ADN en République du Bénin. Son service est une tombe. Même pas une nano-chance de favoritisme là-bas. Que le tribunal de Cotonou joue juste sa partition.
Souhaitons un joyeux anniversaire au bout de chou qui fêtait hier ses trois ans.
À suivre.
Aboubakar TAKOU



