La France a annoncé, ce vendredi 21 octobre, la réduction des effectifs de son ambassade et de son consulat à Bamako, la capitale malienne. Cette décision fait suite au blocus sur l’approvisionnement en carburant imposé par des groupes armés. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a justifié cette mesure par la nécessité de « s’adapter à l’évolution de la situation sécuritaire » dans le pays.
Le nombre exact de personnels concernés par ce retrait n’a pas été communiqué. Outre la représentation diplomatique, le réseau scolaire français à Bamako, qui compte sept établissements suivant le programme de l’Éducation nationale, est également présent. Son personnel est majoritairement composé d’employés locaux et d’expatriés.
Face à la recrudescence de la menace jihadiste et à l’embargo sur le carburant décrété depuis septembre par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al-Qaïda, la France avait déjà recommandé, le 7 novembre, à ses ressortissants de quitter le territoire malien.
Cette situation a également conduit d’autres pays à revoir leur présence. Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient ainsi annoncé, fin octobre, le retrait de leur personnel non essentiel. Toutefois, dans un rebond récent, l’ambassade des États-Unis a fait part, le 13 novembre, d’un retour à la normale de ses activités et de ses effectifs.
Jean De Dieu TRINNOU



